neo-conventionnel

. . .

    

Tu vas acheter ton pain,
et quand tu rentres, il est là, il tend la main
comme chaque matin, comme chaque soir,
il a toujours cet espoir illusoire,
il croit encore que tu vas la lui donner
cette foutue pièce qui te fait culpabiliser.
Mais quand tu passes devant lui, à chaque fois,
tu ne le regarde même pas.
même si tu sais bien qu'il est là,
tu dis rien tu l'écoutes pas,
et tu fermes vite ton cœur
tu tournes la tête, tu r'garde ailleurs
et tu traverses, en l'ignorant
tu te dis qu'il avait qu'à bosser, quand il était enfant,
Et tu penses à autre chose, tu l'oublies
tu le laisse là, tu retourne à ta vie.
Mais lui, il t'oublies pas,
et chaque matin, chaque soir, il est là,
il a soif, il a faim,
et il tend toujours la main.

 

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la liste

   Aller à un concert
Repeindre ma chambre en vert
Boire de la vodka
Aller chez Ikea
Mettre un décolleté
Louer un meublé
Et puis tout massacrer
Pleurer pour un rien
Acheter un chien
Faire semblant d'avoir mal
Et mettre les voiles
Fumer beaucoup trop
Prendre le métro
Et te prendre en photo
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être

Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi

Te faire mourir de rire
Aspirer tes soupirs
M'enfermer tout le jour
Ecrire des mots d'amour
Boire mon café noir
Me lever en retard
Me serrer sur ton coeur
Pardonner tes erreurs
Jouer de la guitare
Danser sur un comptoir
Remplir un caddie
Avoir une petite fille
Et passer mon permis
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être

Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi

Je sais je suis trop naïve
De dresser la liste non exhaustive
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
T'embrasser partout
S'aimer quand on est saouls
Eveiller tes soupçons
Te demander pardon
Et te traiter de con
Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux.

Rose - la liste

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ange

 

Quand  nous  sommes  perdus
Un  ange  nous  vient  en  aide
et
nous  prête  ses  ailes

Mais  quand  un  ange  est  perdu,
Personne  ne  lui  vient  en  aide

alors

ses  ailes  tombent  d'abord
sous  la  forme  d'étoiles  filantes

et
ensuite
c'est  une  plume

peut-être  en  as-tu  déjà
ramassé  une...

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si un jour...

 

Si un jour, tu as envie de pleurer
              Appelle-moi.

Je ne te promets pas de te consoler,
       Mais je peux pleurer avec toi.

Si un jour, tu veux partir,
              Appelle-moi.

Je ne promets pas de te retenir,
       Mais je peux faire un bout de chemin avec toi.




Si un jour, tu ne peux plus supporter personne...
              Appelle-moi.

Je te promets d'être là pour toi. . .
       Et de ne pas t'importuner.


Mais si un jour, tu m'appelles...
       Et qu'il n'y a pas de réponse...

Viens vite me voir.
       C'est peut-être moi qui aurai besoin de toi.

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et je suis amoureuse


et je suis amoureuse
d'un garçon
qui m'aime encore plus fort
mais qui ne l'sais pas encore

et j'aime quand il pleut
et j'aime quand il neige
et j'aime le regarder lui
quand il me regarde aussi

et j'lui envoie des messages subliminaux
et j'lui parle sans employer d'mots
mais il n'a pas encore compris
que je craque pour lui

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parfois je me demande... (poème)



Et même si parfois tout ceci me gêne,
Même si je me demande si ça en vaut la peine,
Même si à bien te regarder, tu ne mérite pas d'attention,
Parfois je me demande, si j'ai bien eu raison,
Parfois je ne sais plus, si c'est ce que je veux,
De rester dans tes bras et sentir tes cheveux,
Te sourire chaque jour et mimer le bonheur,
M'enfoncer dans ma honte, cacher mes douleurs.

Et même si parfois je sais que tu n'en vaux pas la peine,
Même si parfois je ne peux plus jouer le jeu,
Quand je suis à bout ou quand même je t'en veux,
J'aperçois derrière ces nuages, ton sourire angélique,
je cache mes maux et me revoici pour une journée magique,
et tous ses sacrifices, et toutes ces douleurs,
rien que pour voir sur ton visage, l'ombre du bonheur.

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dis, tu pleures ?

dis, tu pleures ? m'a-t-elle dit.
je te regarde... te ferais-tu du souci ?
dis, tu pleures ? répète-t-elle,
quand tu t'inquiètes, tu es si belle.

Tes cheveux brillent sous le soleil de ce mois de juillet,
Tu es près de moi, tu me donne la main et tu veux me consoler,
tu es si jolie, il y a cette petite brise, je voudrais t'embrasser,
mais tu ne comprendrais pas, tu serais choquée,
après tant de temps, tant d'amitié, comment pourrais-je,
Sentir tes doigts dans les miens, effleurer tes lèvres...

dis, tu pleures ? répète-t-elle encore,

plus je te regarde, plus je veux être mort,
ton sourire déchire de encore un peu plus mon cœur,
mais pourquoi faut-il donc que tu sois ma sœur ?

Ma sœur de cœur, ma sœur de sang,
On a grandi ensemble, on a partagé tant,
Tous nos amours, tous nos secrets,
Nos deux vies, sont si liées...

dis, tu pleures ? pourquoi tu pleures ?
pourquoi dans ton regard, y a-t-il cette lueur ?
je sais que tu pleures ! dis-moi pourquoi !
et si je te disais que c'était pour toi...

Le papillon déplie ses ailes et s'envole dans le ciel bleu,
L'araignée fait sa toile, le campeur fait son feu,
Le temps passe, la vie continue et tu es là,
Mais pourquoi ais-je si mal, tout au fond de moi...
tu tiens ta main dans la mienne ; pour moi tu as peur.
ton regard me transperce, je crois que je meurs,
je voudrais t'offrir le ciel, je voudrais avoir ton cœur...
tu veux le savoir ? oui je pleure...
 

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cette lettre...

Aussi longtemps que la plaie devra cicatriser,
Aussi longtemps que je m'arme pour t'abandonner,
Aussi longtemps que dure un bonheur si éphémère,
Aussi longtemps que dure un hiver.

Je suis descendue du bus, il faisait si froid,
J'avance vers toi, j'ai si mal, déjà !
Tu me regardes, tu me souris, tu me tends une feuille de papier,
Je me disais, "serait-ce donc lui qui décide de me quitter ?"
Mais ton regard a quelque chose de si chaud et de si doux,
Je crois que cet espoir n'est qu'illusion et ne se fonde sur rien du tout.

Tu as déjà disparu et je rentre sous la légère pluie,
Je marche en silence et le froid du dehors m'engourdit.
Je déplie hâtivement ta lettre, et je m'arrête au milieu de la rue
c'est si mignon, si triste en même temps, je crois que mon cœur a fondu.

comme pourrais-je te quitter maintenant que ta lettre est dans mes mains ?
La pluie tombe, le vent me griffe mais je suis là, debout près du rond-point,
Je pleure toutes les larmes de mon corps, comment peux-tu donc m'aimer ?
Pourquoi donc moi ? Ta lettre pend au bout de mon bras et moi je ne peux m'arrêter de pleurer,
si froid et si dur est l'hiver,
le bonheur qui s'envole, si éphémère.

ta lettre a rejoint la petite boîte qui porte ton nom,
sous mon étagère, au dessus des cartons,
c'est là que tu es rangé, ô toi, qui ne vivra plus que dans mon passé,
Il ne nous reste plus rien que des souvenirs à évoquer,
Rire encore de quelques aventures, pleurer de quelques disputes,
L'amour déplié, l'amour en paquet, que tu me portais, même l'amour brut,
je m'en souviendrai, jusqu'au dernier jour
de ton mon amour,
je ne t'aime pas.
je ne t'aime plus.

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princesse...



Au tout début, dans ma jeunesse,
Je voulais être une princesse,
Mais j'avai pas la richesse !

Après j'ai grandi, et quand je voulais,
être une fée,
les autres gamines se moquaient

A l'adolescence, tout me saoulait, j'en avais marre,
Et je voulais être une star ,
Une people, ou une célébrité,
Mais j'avais ni talent ni beauté !

Donc maintenant je suis moi,
Et puis si ça te plait pas,
ça m'est bien égal,
Parce que j'ai eu beaucoup de mal,
J'ai traversé bien des périodes,
Respecté bien des lois et suivi bien des codes,
Pourchassé mes démons et courru après mes rêves,
J'ai cherché jours et nuits sans trêves,
mais maintenant au moins, aujourd'hui
je sais ce que je vaux, je sais ce que je suis
Et je laisserai personne me dicter ma vie.


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vous qui avez pleuré deux mille ans




Vous qui avez pleuré deux mille ans
un qui a agonisé trois jours et trois nuits

quelles larmes aurez-vous
pour ceux qui ont agonisé
beaucoup plus de trois cents nuits et beaucoup
plus de trois cents journées
combien
pleurerez-vous
ceux-là qui ont agonisé tant d'agonies
et ils étaient innombrables

Ils ne croyaient pas à la résurrection dans l'éternité
Et ils savaient que vous ne pleureriez pas.



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