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Tu vas acheter ton pain,
et quand tu rentres, il est là, il tend la main
comme chaque matin, comme chaque soir,
il a toujours cet espoir illusoire,
il croit encore que tu vas la lui donner
cette foutue pièce qui te fait culpabiliser.
Mais quand tu passes devant lui, à chaque fois,
tu ne le regarde même pas.
même si tu sais bien qu'il est là,
tu dis rien tu l'écoutes pas,
et tu fermes vite ton cœur
tu tournes la tête, tu r'garde ailleurs
et tu traverses, en l'ignorant
tu te dis qu'il avait qu'à bosser, quand il était enfant,
Et tu penses à autre chose, tu l'oublies
tu le laisse là, tu retourne à ta vie.
Mais lui, il t'oublies pas,
et chaque matin, chaque soir, il est là,
il a soif, il a faim,
et il tend toujours la main.
Par close, Mercredi 28 Novembre 2007 à 19:38 GMT+2 dans poèmes (article, RSS)




