neo-conventionnel

. . .

    

Tu vas acheter ton pain,
et quand tu rentres, il est là, il tend la main
comme chaque matin, comme chaque soir,
il a toujours cet espoir illusoire,
il croit encore que tu vas la lui donner
cette foutue pièce qui te fait culpabiliser.
Mais quand tu passes devant lui, à chaque fois,
tu ne le regarde même pas.
même si tu sais bien qu'il est là,
tu dis rien tu l'écoutes pas,
et tu fermes vite ton cœur
tu tournes la tête, tu r'garde ailleurs
et tu traverses, en l'ignorant
tu te dis qu'il avait qu'à bosser, quand il était enfant,
Et tu penses à autre chose, tu l'oublies
tu le laisse là, tu retourne à ta vie.
Mais lui, il t'oublies pas,
et chaque matin, chaque soir, il est là,
il a soif, il a faim,
et il tend toujours la main.

 

Vos commentaires

1 Le Jeudi 29 Novembre 2007 à 12:47 GMT+2, par eleonore

ça me fait penser au gars devant franprix MDR

2 Le Mercredi 12 Decembre 2007 à 17:41 GMT+2, par chupachups

tiens devant le mien aussi y en a un comme ça XD

3 Le Lundi 17 Decembre 2007 à 17:41 GMT+2, par Lizzie

Waaaa c trop triiiiste! Moi les clochards me rendent malheureuse je finis toujours par leur donner ce que j'ai à manger... Et Jeanne t'écris génialement bien, plus tard j'acheterais tous tes livres!!! (ta super fan)

4 Le Mardi 25 Decembre 2007 à 16:06 GMT+2, par close

merci zilou je t'adore !!

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